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    <title><![CDATA[Eléments de la ville fluctuante (s/ Des services, des organisations)]]></title>
    <link>http://www.villefluctuante.com/categorie-10745812.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;s/ Des services, des organisations&quot; du blog &quot;Eléments de la ville fluctuante&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
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        <title><![CDATA[Eléments de la ville fluctuante (s/ Des services, des organisations)]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/categorie-10745812.html</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 17:32:24 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 17:32:24 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.villefluctuante.com</copyright>            <category>s/ Des services, des organisations</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Etre urbaniste aujourd'hui]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-etre-urbaniste-64617402.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; margin: 0px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;"><strong>Etre urbaniste aujourd’hui</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">En l’espace de trente ans, les rapports d’échelle se sont transformés sous l'effet combiné de la restructuration
    de l'économie mondiale et du développement des réseaux techniques de transport et de communication. Les modes de production de l’espace ont-ils évolué dans le même sens ? En réponse, les
    urbanistes ont-ils adapté leur méthode de travail et d’investigation ? L’enjeu est pourtant de taille. L’espace, en tant que support matériel de la simultanéité sociale, adopte aujourd’hui
    d’autres formes que la contiguïté physique. Les découpages disciplinaires entre « le dedans » et « le dehors » et entre la grande et la petite échelle - qui ont conduit à la séparation des
    métiers d’architecte, d’urbaniste, de paysagiste et de géographe - doivent tomber. Notre domaine d’intervention est plus ouvert que jamais et nous devons apporter une ingénierie pragmatique à la
    structuration de l’espace et du temps.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; min-height: 11px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;"><strong>Interroger les limites disciplinaires</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">Il y a nécessité aujourd’hui à interroger les limites et les lignes de démarcation dont nous avons hérité sans
    en avoir toujours conscience. L’urbanisme se définit à la frontière poreuse de différents domaines comme en témoigne ses relations avec l’économie, la technique et la société. L’urbanisme devient
    aujourd’hui l’art de traverser les frontières. Le terme de sculpture sociale, référence prise au plasticien Joseph BEUYS, exprime l’idée que dorénavant le processus de conception compte autant
    que le résultat.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; min-height: 11px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">Travailler sur la ville est passionnant car il s’agit du lieu à partir duquel se recompose aujourd’hui le monde
    et où les échelles se fusionnent. Il faut aussi s’approcher au plus de l’amont de la ville que constitue la politique afin d’établir un lien dynamique entre l’état de la pensée contemporaine et
    ses applications sur le terrain. Cela devient particulièrement éclairant sur les modalités de prise de décision, sur l’imagination de la ville entre considérations politiques, techniques ou
    sociales, qui apparaît relativement opaque à la majorité des concepteurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; min-height: 11px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;"><strong>Pour une recherche intégrée</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0px; font: 10px Arial;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">Il y a aussi urgence à associer la recherche à la pratique opérationnelle car il existe encore un fossé trop
    grand entre ceux qui analysent et ceux qui font. Nous devons associer les laboratoires universitaires à nos projets. Il ne s’agit plus alors de recherche théorique, mais bien d’une recherche
    pragmatique, sur le modèle anglo-saxon, faite de propositions concrètes, de créations, où analyse et théorisation fonctionnent simultanément. Sous la formule de recherche-action, nous devons
    élaborer, à partir d’une réflexion théorique, des outils servant l’activité opérationnelle. S’appuyant sur la praxis, la recherche-action s'attaque à la division entre la pensée et l’action au
    profit d’une pensée agissante. La phase expérimentale y est contemporaine de celle de l’invention, pour en être même le matériau.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Jan 2011 15:58:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">677be6dc8dd4998251088326f9ee5b10</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-etre-urbaniste-64617402-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Manifeste des environnements intégrés]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-20110239.html</link>        <description><![CDATA[<p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><img height="182" width="498" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//environ-1.jpg" class="CtreTexte"></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Les impératifs de la vie contemporaine impliquent une réflexion sur la qualité des espaces publics ou privés qui l’accueillent. Les
    propositions d’aménagement doivent répondre toujours plus finement aux besoins des populations en matière de résidence, de santé, de transport, d’assistance et de loisir. Or, les modes de vie et
    les besoins des individus changent. Le monde économique et les techniques évoluent aussi constamment. Notre manière d’appréhender les situations de vie doit donc sans cesse évoluer.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">La prise en compte du changement implique une réelle réactivité et paradoxalement une réflexion à long terme. Les réponses politiques
    aux problèmes sociaux émergents ou aux évènements imprévus nécessitent une mise en œuvre urgente. Mais la réponse aux soubresauts de l’actualité ne doit pas masquer une réflexion sur les
    tendances lourdes capables de structurer durablement nos contextes d’intervention. L’accélération des cycles de consommation demande aussi une approche raisonnée en matière de production et de
    gestion de l’énergie.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">La réponse globale à ces constats est un changement de paradigme. La place du temps dans notre appréciation des situations
    construites devient primordiale.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> L’accélération des modes de vie, le développement des réseaux de communication et la flexibilité des interventions
    font que l’appréciation de la durée devient bien souvent la clé de la compréhension des phénomènes spatiaux. Les notions de réversibilité et de flexibilité pour adapter les espaces à des
    situations imprévues dans le temps prennent aujourd’hui beaucoup d’importance.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">Les réponses que nous pouvons apporter nécessitent une recherche fondée sur une pragmatique de propositions concrètes
    et de créations, où analyse et théorisation fonctionnent simultanément. La démarche de recherche-action est avant tout un positionnement pragmatique face au monde. Elle s'attaque à la division
    entre la pensée et l’action au profit d’une pensée agissante. Nous proposons d’élaborer, à partir d’une réflexion théorique, des outils stratégiques servant l’activité opérationnelle et
    favorisant des rencontres productives entre différents acteurs.</span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style=
    "font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"><img height="179" width="498" src=
    "http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//environ-2-copie-1.jpg" class="CtreTexte"></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Sous la formule «&nbsp;d’environnements intégrés&nbsp;» nous proposons de produire des situations de vie intégrant des concepts
    d’organisation, des lieux et des biens. Aujourd’hui la possession d’un bien peut être remplacée par un service de mise à disposition d’un bien identique mais renouvelable et toujours entretenu.
    Le bien matériel est alors intégré à un service plus vaste qui colle finement aux besoins de l’utilisateur. Nous pensons que cette nouvelle économie amorce une évolution qui reste à faire&nbsp;:
    celle des environnements intégrés.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Aujourd’hui les situations de vie se composent trop souvent de réponses ponctuelles à des besoins qui se superposent mal. Or la
    qualité de vie passe par un environnement homogène. Un environnement intégré est une manière différente d’envisager une situation en structurant l’ensemble des réponses à lui donner. Ces réponses
    sont souvent hétérogènes et mêlent simultanément les lieux, les biens et les services et nous devons inventer leur administration unitaire. Le principe d’environnement intégré propose cette
    administration.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Nous appliquons le principe d’environnement intégré aux espaces publics et privés, aux mobiliers, aux bâtiments et à l’urbanisme. Il
    s’agit de répondre à des besoins et prenant en compte le temps et les usages. Proposer à la fois une expertise des besoins, un mode d’organisation et une formalisation de l’espace (du design à
    l’urbanisme) n’est possible que si l’on part de l’administration du temps. S’agissant d’un concept général, le principe d’environnement intégré s’applique dans des situations très variées.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Dans le domaine de l’urbanisme, il peut s’appliquer à l’organisation des espaces publics mais aussi à la gestion d’un quartier. Il
    consiste à s’adapter au mieux à l’évolution des besoins et au changement. En proposant d’organiser des services à la population intégrant des biens et des espaces, il peut par exemple améliorer
    l’accessibilité et la qualité des espaces publics. Il peut contribuer à la gestion durable d’un quartier. En s’attachant à la revalorisation des quartiers en mutation, le principe d’environnement
    intégré peut participer à la maîtrise du changement en proposant une gestion du temps de la transformation.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Dans le domaine du bâtiment, l’obsolescence des programmes due à l’évolution constante des besoins attire naturellement le principe
    d’environnement intégré&nbsp;: il est grand temps de prévoir l’évolution des formes bâties dès leur conception. De même, les besoins évoluant, il apparaît crucial de proposer des programmes plus
    complexes et en même temps plus simple d’utilisation, répondant finement aux besoins qui s’expriment. Il faut acquérir une capacité de programmation ouverte et réactive.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Enfin, l’essor des nouvelles technologies a considérablement augmenté la place de l’immatériel dans notre société. Cette nouvelle
    donne, couplée à la montée en puissance des services, pose la question de la visibilité des choses. L’administration que propose l’environnement intégré prend en compte ce besoin de montrer
    donner une image aux phénomènes immatériels.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Administrer l’hétérogénéité de services relevant de domaines différents, allant de la construction à la mise à disposition de
    prestations, passe nécessairement par des outils de gestion. Il s’agit d’inventer&nbsp;«&nbsp;la règle du jeu&nbsp;» qui doit régir les différentes interventions. Nous proposons une charte
    d’environnement intégré qui engage l’ensemble des acteurs dans un processus commun. Elle permet aussi d’engager une large concertation sur les objectifs à mettre en œuvre.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Administrer les interventions dans le temps et dans l’espace nécessite l’invention d’un mode de gestion et la mise en relation de
    secteurs éloignés. L’action publique, les interventions marchandes et non-marchandes doivent trouver simultanément leur place dans le dispositif commun. Chaque projet croise la formalisation d’un
    espace avec une organisation d’intervenants variés dans le temps. C’est une nouvelle économie qui émerge en rapprochant la conception et l’exploitation des structures ainsi créées.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">L’environnement intégré propose une filière complète d’analyse, de production et d’exploitation s’appliquant à une situation précise.
    La maîtrise de cette filière se conclu par un usage raisonné de l’énergie, un recyclage programmé des formes et des matériaux. Ce type d’intervention intègre naturellement l’ensemble du
    processus&nbsp;: situation antérieur, démarrage, analyse, concertation, projet, mise en œuvre, exploitation, évolutions prévisibles, arrêt et déconstruction. La filière se conclu par la
    réversibilité de l’intervention. Cela impose une réflexion de fond sur les matériaux utilisés et la consommation d’énergie qu’induisent la mise en œuvre et l’exploitation d’un l’environnement
    intégré.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; color: #000000; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Jean-Philippe DORE et Jean
    RICHER</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 18:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bb7976b0aec35c63fe4301b90df5361d</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-20110239-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Continuité urbaine]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-20110145.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: arial black,avant garde; color: #cf204a; font-size: 14pt;">La continuité urbaine n’est que secondairement la continuité physique d’un sol urbain&nbsp;; elle indique bien
    plus un enchaînement de significations s’organisant autour de la problématique de la mobilité, et devient le lieu à partir duquel un grand nombre d’actions et d’intentions urbaines se
    focalisent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; color: black; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 0cm;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Jean-Philippe DORE et Jean
    RICHER</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 18:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">98983080180000efa2baecc1a665b010</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-20110145-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hypergestion]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-20110125.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; color: black; font-size: 10pt;">Concept d'hypergestion, c'est à dire de la gestion "à plusieurs têtes" de grands objets ou "paquebots urbains", comme
    les centres-villes (exemple du "Birmingham Bullring") ou les centres commerciaux, voire des pôles multimodaux. Le point commun de tous ces exemples est qu'il ont acquis une grande complexité
    spatiale et sociale. Tout d'abord, ils sont des hybrides d'espaces publics (de type voirie), semi-publics (gare), privés ouverts au public (centres commerciaux) et privés (logements, bureaux).
    Ils sont donc le lieu de la juxtaposition de plusieurs acteurs-propriétaires, ayant des intérêts, des statuts et des responsabilités différentes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; color: black; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; color: black; font-size: 10pt;">Pourtant, on s'aperçoit que le succès des lieux qu'ils occupent passe par l'abolition des frontières spatiales,
    sociales et administratives entre les acteurs. Il en va tant de la perception de l'espace par les utilisateurs-clients (sécurité, propreté, sentiment d'unité) ou de la rentabilité commerciale
    (fluidité de l'espace favorable au commerce) ; que de la facilité de gestion par les acteurs eux-mêmes. Ces intérêts partagés conduisent alors à des structures de gestion multi-parties innovantes
    "qui ne se posent d'autres frontières que celle du centre urbain lui-même". Ainsi des structures de gestion collégiales, sensiblement sur le modèle des syndics de copropriété des immeubles
    d'habitation, apparaissent, au besoin menées par un acteur majeur qui joue le rôle de "locomotive".</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 0cm;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Jean-Philippe
    DORE</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 18:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1fdc13f7d902f341e5330f850d62c6ec</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-20110125-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Téléboutique]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-20109289.html</link>        <description><![CDATA[<p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">En l’espace de quelques années, la communication «&nbsp;portable&nbsp;» s’est emparée d’une majeure partie de la société,
    révolutionnant notre manière de communiquer, voire notre manière d’être.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Ce phénomène de société a été si brusque qu’il paraît un peu vain de se
    demander&nbsp;: comment faisions-nous avant&nbsp;? Ou bien&nbsp;: est-ce que les nouvelles technologies de communication touchent au plus profond de l’humain et amorcent une nouvelle manière
    d’être au monde&nbsp;?</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Sans répondre directement à la question, nous voulons examiner ici une forme «&nbsp;alternative&nbsp;» de communication, qui peut
    s’avérer utile à titre de comparatif. Il s’agit des taxiphones, ou téléboutiques, ces petites échoppes que l’on voit fleurir, depuis quelques années, à la périphérie des grandes villes. Elles
    vendent des communications longues distance, principalement à une clientèle immigrée qui touve là un moyen économique de téléphoner dans son pays d’origine.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Le fait générateur de l’éclosion des téléboutiques a été la déréglementation des télécommunications, en 1999, qui a mis fin au
    monopole de France Télécom. Différents opérateurs sont alors apparus, proposant des produits divers, sous forme de cartes ou d’abonnements. Pour en savoir plus sur cette période, nous avons
    interrogé l’entreprise leader sur le marché des téléboutiques, Budget Télécom. D’après M. Cabalero, directeur du marketing, le marché s’est stabilisé assez rapidement dans des
    «&nbsp;package&nbsp;» de télécommunication à destination de gérants de téléboutiques. Ceci a été initié par des études de marketing qui ont confirmé que le marché «&nbsp;ethnique&nbsp;», qui
    représente de gros flux de communication vers des destinations fixes, principalement vers l’Europe et l’Afrique.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">En dehors de cet aspect économique, l’éclosion des téléboutiques a été rendue possible par un facteur géographique très important.
    (Pour des raisons pratiques nous nous sommes concentrés sur l’étude de Paris, même si des phénomènes similaires sont observables dans d’autres villes de France et d’Europe.) En effet, celles-ci
    s’implantent majoritairement dans les arrondissements périphériques du Nord-Est de Paris (9eme, 10eme, 11eme, 18eme, 19eme, 20eme). Ces arrondissements sont caractérisés par un tissu urbain et
    social très dense, avec de très nombreux commerces. Ils hébergent les clients habituels des téléboutiques, à savoir des immigrés séparés de leur famille, qui ont tendance à constituer des
    micro-communautés, considérées comme des «&nbsp;bulles ethniques&nbsp;» par les opérateurs de télécom. Dans ce bassin géographique favorable, l’implantation des téléboutiques se fait par
    «&nbsp;colonisation&nbsp;» d’échoppes et de commerces existants, avec une densité extraordinaire. Du fait des facilités de l’offre de télécommunication en «&nbsp;package&nbsp;», les
    investissements à effectuer sont modestes, et se limitent le plus souvent à une réhabilitation sommaire d’un commerce existant (alimentaire, boutique ou agence immobilière, etc).</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">L’offre des opérateurs de télécommunications à destination des téléboutiques se répartit en deux grands groupes. La plus simple
    consiste à diriger les communications des combinés téléphoniques de la boutique à partir d’un ou plusieurs abonnements à France Télécom jusqu’au routeur de l’opérateur en question. En prenant
    cette solution, les entrepreneurs de Téléboutiques déclarent le plus souvent leur magasin sous une fausse raison sociale pour éviter d’avoir à payer des abonnements surtaxés à France Télécom
    (cette disposition rend de fait le dénombrement exeact des téléboutiques très difficile). L’autre possibilité est de passer directement les communications par des lignes ADSL secourues. Dans tous
    les cas, des logiciels d’administration et de taxation sont fournit à l’entrepreneur. L’offre de service des opérateurs est donc très ciblée et purement technologique (il n’est pas question par
    exemple de proposer une franchise ou de fournir le mobilier) tandis que l’investissement des entrepreneurs est faible. Les téléboutiques sont des entreprises de services issues d’un modèle
    économique précis et pragmatique.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;"><img height="231" width="298" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//figure-2.jpg" class=
    "GcheTexte">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;">Nous allons maintenant analyser les caractéristiques et le fonctionnement d’une téléboutique en particulier, intitulée «&nbsp;Copy &amp;
    Communication&nbsp;», et située au 74 rue Jean-Pierre Timbaud, dans le 11eme arrondissement de Paris&nbsp;; en essayant de ressortir une typologie de ce nouveau type de commerce. Cette
    téléboutique est un commerce de coiffure réhabilité. Elle est située dans un quartier dense, très fourni en commerces et cafés. Extérieurement, elle se distingue par une vitrine surchargée de
    signes et d’annonces. Au centre, on distingue le mot «&nbsp;taxiphone&nbsp;» sur fond d’une carte du monde stylisée. En dessous, un arobase géant symbolise l’accès à Internet. Sous le bandeau
    «&nbsp;téléphonez encore moins cher dans le monde entier&nbsp;», sur trois colonnes se développent les services proposés, en lettres bleues et jaunes. La liste des tarifs de communication longues
    distances se retrouve sur toutes les vitrines de taxiphone, jusqu’à en composer le signalement principal. Le coût des communications sur une destination donnée est, aux dires des clients, le
    critère majeur du choix de telle ou telle boutique. Rue Jean-Pierre Timbaud, par exemple, on recense trois téléboutiques en moins de cent mètres. La vitrine comme support de signes prend alors
    tout son sens, d’autant que les tarifs sont régulièrement actualisés dans un marché très mouvant.<br></span><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img height="135" width="299" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//Image1.jpg" class="GcheTexte">Nous reproduisons ici le plan de la téléboutique étudiée, qui est suffisamment
    caractéristique pour que l’on s’y attarde. Une banque d’accueil permet de gérer les entrées et sorties des clients et d’encaisser les communications. Sur un côté de la boutique, des boxes
    préfabriqués en aluminium et en verre, fermés, servent de cabine téléphonique. Au fond, des boxes ouverts contiennent des ordinateurs pour l’accès à l’internet. Deux photocopieuses et un fax
    complètent l’équipement. L’intérieur est un curieux mélange d’espace tertiaire et de salon, où l’on retrouve le goût et la culture d’origine des gérants, qui sont marocains. Un faux-plafond
    impersonnel côtoie des carreaux et des consoles de céramiques marocaines très ornées. Des versets du coran entourent une horloge. Les clients entrent, salue le gérant et choisissent une cabine
    pour téléphoner. Puis ils vont après leur conversation régler la communication à la caisse, le plus souvent en liquide. Les gérants disposent d’un logiciel, fourni par l’opérateur, pour contrôler
    le temps de communication et la destination afin de définir la somme à payer. La clientèle est composée majoritairement d’habitués, des personnes immigrées qui appellent toujours la même
    destination. Elle évoque un peu la clientèle des cafés puisque les gens s’appellent par leur nom et ont leurs habitude (heure, numéro de cabine, etc). Les services annexes (photocopie, fax,
    impressions de fichiers de texte,etc), drainent une clientèle un peu différente, plus sporadique, comme les étudiants ou les autres commerçants du quartier. L’atmosphère est conviviale même si
    les gens s’attardent peu. Il existe des variantes de téléboutiques où celles-ci sont couplées avec un petit commerce d’épicerie, de vente de téléphones portables, ou de reprographie. Le modèle
    des arrondissements plus bourgeois, comme le «&nbsp;cyber-café&nbsp;» ne rentre absolument pas dans ce cadre.</span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Pour tenter de caractériser un type, on peut dire que le modèle de la vitrine porteuse de signes, des cabines, des ornements et de la
    banque d’accueil se retrouvent d’une téléboutique à l’autre. On a affaire à un commerce de service avant tout, avec des flux de clients importants, et des transactions modestes. Pourtant, ce qui
    frappe est la convivialité de ces lieux avant tout fonctionnels, aménagés <em style="mso-bidi-font-style: normal;">a minima</em>&nbsp;: on y échange des conversations, des cafés, les gens se
    connaissent. Il y a là une convivialité par la communication.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Bien sur, il importe de comprendre pourquoi les personnes qui ont la nécessité d‘appeler à l’étranger fréquentent les téléboutiques
    alors que d’autres offres de communication sont plus avantageuses (cartes prépayées, abonnement sur une ligne fixe, …). Comme nous l’a préciser le gérant de la boutique «&nbsp;«&nbsp;Copy &amp;
    Communication&nbsp;», il s’agit d’un service de «&nbsp;fond de poche&nbsp;», où les clients téléphonent en fonction des pièces qu’ils ont en poche, anticipant sur les destinations qu’ils
    connaissent le temps exact de leur appel. Les téléboutiques permettent la gestion d’un budget de communication au jour le jour pour des personnes aux revenus souvent modestes.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;"><img height="300" width="225" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//Image2-copie-1.jpg" class="GcheTexte">Nous
    avons enquêté à l’autre extrémité de la chaîne, du côté de l’opérateur. L’entreprise Budget Telecom, que nous avons interrogée, gère 81 téléboutiques et est le leader sur le marché. Basée à
    Montpellier, elle est physiquement présente à Paris dans un téléport, où elle loue un espace pour héberger sa baie de brassage, qui gère les télécommunications avec le monde entier. Fini ici les
    consoles de marbre et la faïence marocaine. L’environnement est aseptisé, et des centaines de baies du même type sont rangées en rand d’oignons sur de vastes plateaux. La présence en un même lieu
    des différents opérateurs mondiaux permet d’établir des connexions physiques d’une baie à l’autre et ainsi de router les communications vers leur destination. Derrière l’immatérialité des
    communications et du maillage réticulaire du monde, se cache l’action très simple de brancher un câble entre deux relais présents dans un même lieu pour que deux parties du monde se retrouvent en
    contact. Au gré des accords commerciaux entre les différents opérateurs, les tarifs de communications fluctueux… et les téléboutiques sont les symboles visibles dans notre environnement de ce
    processus technologique et économique.</span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><img height="198" width="299" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//Image3.jpg" class="GcheTexte">Les destinations appelées
    dans les téléboutiques varient en fonction de la communauté ethnique qui habite le quartier d’implantation de chaque boutique. En 2003, le cumul des durées de communication ramenées par pays
    donne pour l’ensemble des boutiques en contact avec Budget Telecom une vision claire des principales destinations d’appel&nbsp;: Magheb et Turquie (44%), France (43%), Afrique Noire (7%), Europe
    (6%). Les appels sont passés à 53% sur des lignes fixes et à 47% sur des portables. On observe donc, en dehors de la France, que les destinations principales d’appel sont le Maghreb et la
    Turquie, loin devant l’Afrique Noire et l’Europe. Il appartiendrait à une étude plus approfondie de démontrer que ces destinations sont en adéquation avec la représentativité en France des
    différents groupes ethniques.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Deux conclusions vienn</span><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">ent à la vue de ces chiffres. D’une part
    le fort taux d’appel sur des mobiles démontrent bien le changement de mode de vie (l’adhésion massive à la téléphonie mobile) de nos sociétés. D’autre part, le fait que la France soit
    paradoxalement le premier pays appelé nous pousse à réinterroger l’usage des téléboutiques alors que leurs offres sur cette destination sont souvent peu concurrentiel. Les téléboutiques proposent
    un usage des moyens de communications basé sur une économie domestique. Les clients y trouvent la possibilité de gérer au quotidien et sans mauvaise surprise leur budget. Les téléboutiques sont
    initialement faites pour téléphoner au loin (et c’est leur principal argument promotionnel) et se trouvent être par la force de chose un lieu pour des gens venant de loin et téléphonant
    localement (nationalement). Ce renversement de paradigme peut nous aider à comprendre le sens de ces lieux.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><img height="234" width="299" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//Image4.jpg" class="GcheTexte">Les téléboutiques sont
    parfois ressenties négativement au prétexte qu’elles stigmatisent la paupérisation en cours de leur quartier d’implantation. Il nous importe au contraire de les appréhender comme un phénomène
    commercial, sociologique et technologique en émergence. Les téléboutiques nous enseignent aussi une relation entre le lieu, le territoire et le réseau. Elles accueillent comme clients des
    personnes soucieuses de rester en relation étroite avec leurs proches, qu’ils résident dans un pays étranger où en France. En ce sens, ces boutiques sont des lieux de contact physique et
    communautaire, où la spatialité développée se joue des discontinuités géographiques pour recomposer un territoire dont les contours sont ceux des implantations des communautés utilisant ce
    service. L’architecture de ces boutiques, catalogue hybride de produits tertiaires et orientaux, semble dépasser, par sa dimension symbolique, l’échelle d’une rue ou d’un quartier pour embrasser
    une spatialité plus large. A la localisation pratique des téléboutiques, à Paris par exemple, se superpose une délocalisation aussi réelle entre la France et le Maghreb le temps d’un appel
    téléphonique. L’inscription du temps de la communication dans l’espace (né de la distance virtuellement parcourue) amène à penser à une localisation réinventée dans une spatialité que le huis
    clos des cabines théâtralise.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">A côté de la ville numérique abstraite, les téléboutiques s</span><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">ont
    des lieux bien réels et charnels, ressenties par leurs usagers comme un service public (bien que toujours privé). Elles supportent un espace social que l’œil ne peut percevoir. Cet espace se
    situe dans l’expérience de ses utilisateurs, dans les bribes de vie qu’ils échangent lors de leurs conversations téléphoniques. Distinctes des cabines téléphoniques installées dans l’espace
    public, les téléboutiques inventent un nouveau lieu. Elles permettent de caractériser un nouveau lieu urbain où la communication longue distance génère des liens sociaux locaux dans un quartier.
    En cela les utilisateurs des téléboutiques diffèrent de ceux, plus nantis, des outils de communications «&nbsp;portables&nbsp;». On peut dire que si la communication portable et individualisée
    génère un certain isolement et un repli sur soi, les téléboutiques, potentiellement, dessinent une sorte d’espace public de communication. La nature de celui-ci est bien entendu issue de la
    culture des communautés ethniques en présence. Il n’en reste pas moins que tous préfèrent cette forme de communication, à celle, par exemple, des cartes prépayées qui s’avèrent pourtant moins
    chères. Il y a là un accompagnement humain d’une technologie de communication qui nous semble intéressante&nbsp;: le «&nbsp;longue distance&nbsp;» requiert un lieu, plus ou moins convivial mais
    tout de même réel, et des relations humaines de gestion, d’accueil et de convivialité. Ce lieu et ces personnes ne sont techniquement, mais humainement nécessaires. Il serait intéressant de se
    demander si le modeste exemple des téléboutiques pourrait s’appliquer à d’autres technologies, à d’autres comportements sociaux de communication.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Jean-Philippe DORE &amp; Jean
    RICHER</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 18:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">09d9dc17005418ed822c946be2712e98</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-20109289-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Grand jardin]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-19393789.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Nous vivons dans une société post-utopique, revenue des grandes idéologies du vingtième siècle et du culte du «&nbsp;progrès&nbsp;».
    Bizarrement, la société ne rêve plus&nbsp;: la religion est en perte de vitesse, la politique ne porte plus une vision, et même la science fiction des années 2000 (pourtant objet de tant de
    fantasmes) est devenue banale. Le dernier espace où s’exprime les désirs de la société, c’est paradoxalement le monde de la publicité et du marketing, où resurgissent les fantasmes (la nature, la
    liberté, le sauvage, etc).</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Nous sommes d’avis que la pensée rationnelle, la pensée de la séparation en compartiments étanches, a vécu. Nous pensons qu’il est
    temps de porter sur le monde un regard équitable et naïf, de prendre le monde comme une globalité émouvante et non comme un ensemble de problèmes séparés et rationalisables.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Notre premier et principal sujet de recherche, d’expérimentation, d’étonnement, est l’environnement. Ce terme déjà assez galvaudé
    recouvre pour nous une réalité complexe. On pourrait dire&nbsp;: le territoire, ou encore&nbsp;: l’ensemble des choses visibles. Mais pour nous, l’environnement est d’abord un projet&nbsp;: un
    ensemble de visions, de «&nbsp;rêves&nbsp;» sociaux, un monde alternatif, une fiction.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Nous définissons l’«&nbsp;environnement Amnios&nbsp;» comme le lieu du bien-être, un «&nbsp;playground&nbsp;» sans frontière, un
    milieu nutritif et rassurant, une sorte de placenta, de liquide amniotique social. Un nouvel EDEN trendy qui serait innervé d’une technologie souple, obéissante, invisible. Cet environnement,
    nous le nommons le Grand Jardin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Le Grand Jardin, une sorte de nouvel Eden rêvé par l’homme à sa mesure, est vaste (on pourrait l’imaginer de la taille de l’Europe)
    mais n’a pas la froideur d’un extérieur. Il se rapproche plus d’un salon géant, d’un jardin intime, d’un lieu de confort, d’osmose avec l’environnement physique et virtuel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt;">Jean-Philippe DORE (2002)</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 May 2008 15:42:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c46da9d999203dde1117cfa9944cd777</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-19393789-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Processus & projet]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-19176229.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    &nbsp;
    <div>
      <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/processus.jpg"><img height="325" width="600" src=
      "http://img.over-blog.com/600x325/1/72/93/95/processus.jpg" alt="processus.jpg" class="noAlign"></a>&nbsp;
    </div>
    <div>
      <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/projet.jpg"></a>&nbsp;
    </div>
    <div>
      <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/projet.jpg"><img height="342" width="600" src=
      "http://img.over-blog.com/600x342/1/72/93/95/projet.jpg" alt="projet.jpg" class="noAlign"></a>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Apr 2008 13:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">049fe641f15d1d2eb5688d0f6e74f8e3</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-19176229-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Recherche - action]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-19176154.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">En l’espace de trente ans, les rapports d’échelle se sont transformés sous l'effet combiné de la restructuration de l'économie mondiale et du développement des
    réseaux techniques de transport et de communication. Les modes de production de l’espace ont-ils évolués dans le même sens ? En réponse, les architectes et les urbanistes ont-ils adapté leur
    méthode de travail et d’investigation ? Beaucoup de travail reste à faire dans la compréhension de ce qui nous arrive et sur les moyens à mettre en œuvre pour parfaire notre adaptation à ces
    nouvelles conditions de vie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’enjeu est pourtant de taille. L’espace, en tant que support matériel de la simultanéité sociale, adopte aujourd’hui d’autres formes que la contiguïté physique. Sa
    continuité ne s’appréhende plus dans la linéarité mais bien dans l’enchaînement de significations divergentes. L’exemple de la rue est simple. Y marcher consiste aujourd’hui à enchaîner des
    sollicitations variées : appels téléphoniques, informations, publicités, offres commerciales et propositions de services. A la déambulation physique se superposent toutes ces sollicitations qui
    renvoient à des domaines très différents et nous passons notre temps à sauter de l’un à l’autre. De même aujourd’hui, deux lieux éloignés peuvent être plus proches que deux lieux contigus en
    fonction de la force des relations qui les lient. Le TGV qui rapprochent les grandes villes françaises les éloignent paradoxalement de leur arrière-pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il faut interroger ces mutations et les stratégies spatiales qu’elles induisent. Mais la pensée actuelle peine à établir des liens entre généralité et particulier,
    puis entre théories et affirmation. Il y a aujourd'hui la nécessité d'une recherche d'une autre nature que celle menée sur le modèle des sciences humaines : celle d'une pragmatique ou évaluation,
    de propositions concrètes, de créations, où analyse et théorisation fonctionneraient simultanément. Sous la formule de « recherche-action », nous proposons d’élaborer, à partir d’une réflexion
    théorique, des outils de médiation servant l’activité opérationnelle et favorisant des rencontres productives entre différents acteurs. Il faut chercher à évaluer les modes d’interventions sur la
    ville, à expertiser transversalement les métiers et les espaces et, enfin, à en dégager des stratégies pour l’action.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 10pt;">I.1. Construire une pensée théorique</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">La démarche de recherche-action est avant tout une attitude intellectuelle, un positionnement pragmatique face au monde. S’appuyant sur la praxis marxiste, elle
    s'attaque à la division entre la pensée et l’action au profit d’une pensée agissante. S’épuiser dans des recherches théoriques qui finiront sur les étagères des bibliothèques universitaires est
    nécessaire mais n’entre pas dans le champ opérationnel. Il nous semble donc important de développer une médiation entre le savoir et l’action. Cela implique une aptitude à tisser des liens avec
    des disciplines scientifiques variées. Cela veut aussi dire que l’on reconnaît aux architectes et aux urbanistes cette capacité à se saisir, d’une manière responsable, des enjeux théoriques de
    leur époque. Il y a donc un double impératif à respecter, qui est d’une part de développer et de structurer des outils pour construire cette pensée, et d’autre part d’établir des passerelles
    scientifiques et méthodologiques avec les disciplines proches que sont la géographie, l’économie, la sociologie, le droit ou encore les technologies des réseaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">A toute approche dogmatique, nous préférons mettre en avant un principe de réalité et aborder pragmatiquement les situations de vie. La profondeur de la réalité
    nous semble loin de la fétichisation actuelle de l’esthétique architecturale ou urbaine. La pragmatique nous pousse à partir du local pour l’expérimentation et à proposer, ensuite, des stratégies
    qui pourraient être généralisées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ces trois dernières années nous avons commencé à explorer deux pistes d’action. Tout d’abord, par la définition d’une problématique centrale, nommée « l’inclusion
    du lieu dans l’espace des flux » en référence aux travaux de Manuel Castells, qui tente de définir l’influence des réseaux sur la spatialité et la notion même de lieu. A travers la constitution
    d’une équipe de chercheurs pluridisciplinaires pour le programme PREDIT, nous nous sommes associés à plusieurs laboratoires dans les domaines de la géographie, de l’ergonomie et le droit. De ces
    rencontres ressort un travail sémantique pour définir des termes communs, mais aussi une confrontation des méthodes de travail et des échelles considérées. En dernier lieu, cette
    pluridisciplinarité a le mérite de sortir nos métiers d’aménagement de l’espace de leur « insularité » et de les voir, littéralement, à travers les disciplines qui leur sont proches.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 10pt;">I.2. Comprendre les modes de production de la ville</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’usage massif des moyens de transport et de communication (avec l’extension ininterrompue des réseaux de communication matérielle et immatérielle), l’explosion du
    « sans fil » ou la notion d’urbanisme de flux nécessitent d’être soigneusement analysée si l’on souhaite accompagner par des projets pertinents l’évolution de la société. Les territoires de vie
    se composent aujourd’hui selon des principes différents de la continuité ou de la linéarité. De même, les phénomènes de masse deviennent déroutants du fait de la fusion observable des échelles et
    de la domination du concept d’opportunité. Cela illustre le principe du «scope», développé par le géographe américain David Harvey, où l’espace est à la fois un champ de possibilités, une
    étendue, un cadre et un domaine ouvert.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">La part du terrain trouve ici toute son importance. Le contexte est alors pris comme une conjonction de faits sociaux dont l’écheveau doit être patiemment démêlé
    pour reconsidérer le mécanisme de leur organisation. L’activité de recherche-action se caractérise donc par la proximité du postulat théorique avec les réalités du terrain, mais aussi avec celles
    des commanditaires. Tout projet se caractérise par la pluralité des acteurs qu’il réunit : urbanistes, architectes, transporteurs, aménageurs, collectivités territoriales, Etat...</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce positionnement conduit à établir un lien dynamique entre l’état de la pensée contemporaine (en l’occurrence sur l’influence des réseaux sur les formes urbaines)
    et les modalités de son application concrète sur le terrain. Elle est ainsi particulièrement éclairante sur les modalités de prise de décision, sur l’amont de la ville entre considérations
    politiques, techniques, ou urbaines qui apparaît relativement opaque à la majorité des architectes. Saisir les modalités pratiques de la fabrication de la ville permet aussi de comprendre le rôle
    crucial d’une recherche urbaine et architecturale : il existe une action possible, de notre part, sur cet amont de la ville.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 10pt;">I.3. Fournir une alternative</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les situations de vie contemporaines ne connaissent pas les découpages disciplinaires. Difficile de dire à quelqu’un attendant le bus, que nous interrogeons, que
    notre enquête s’arrête à l’architecture du lieu. Il faudrait être à la fois médecin, architecte, géographe, économiste et juriste. Nous ne croyons pourtant pas à la transdisciplinarité car
    aujourd’hui le savoir est fragmenté par la complexité croissante des organisations sociales. Reste donc à structurer l’interdisciplinarité dans la recherche. Ici intervient l’action, où l’espace
    n’est plus une finalité mais un support de discussion et un mode de réunion. Durant nos recherches, le projet commence très vite et fédère autour d’images évolutives l’attention de partenaires
    qui auraient autrement du mal à communiquer ensemble. Politiques, fonctionnaires territoriaux et d’Etat, scientifiques, techniciens, membres d’association et architectes trouvent là une
    plate-forme pragmatique de discussion que chaque intervention contribue à faire évoluer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un projet de recherche-action réunit les acteurs réels de la ville, de la prise de décision, que nous avons évoqués plus haut. D’autre part, les commandes de
    recherches recoupent souvent des projets urbains réels, engagés dans un calendrier opérationnel. Il s’agit donc, dans une activité de recherche, de développer des projets complémentaires, sinon
    alternatifs à ceux destinés à être réalisés et ce, avec les mêmes acteurs. Il y a de multiples intérêts à cette démarche. Tout d’abord, elle permet d’ouvrir une fenêtre entre le monde de la
    recherche et le monde opérationnel. Il est ainsi possible de faire remonter à nos commanditaires des initiatives, des idées, des angles différents, que seuls des chercheurs et des étudiants
    disposant d’une grande autonomie peuvent produire. L’idée du projet expérimental n’est pas celle d’un contre projet. Il ne s’agit pas davantage de prendre la place des urbanistes ou architectes
    missionnés par ailleurs. Il s’agit de fournir une alternative, une couche théorique glissée sous l’appareil administratif, technique, politique des villes, montrable à tout moment aux acteurs et
    leur offrant des perspectives réelles de saisir leur propre projet différemment. L’élaboration de cette couche vivante donne aux acteurs la distance par rapport à leur objet que les contextes
    opérationnels habituels ne permettent pas.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">La phase expérimentale doit être contemporaine de celle de l’invention, en être même le matériau, l’ensemble se rapprochant plutôt d’une recherche création, comme
    elle est couramment pratiquée en musique, par exemple. Il s’agit de chercher de nouvelles mesures au réel et il est impossible de le faire sans les matériaux concernés c’est à dire, ici, les
    médiums et les groupes impliqués dans le champs d’investigation. En outre, la confrontation sensible au réel par les simulations qui ponctuent le travail et l’arrière plan de la nécessité de
    création, d’invention, imposée au processus du projet, aux jeu des acteurs, est une bonne façon d’aborder ce type de problèmes si l’on cherche à trouver des mesures et à découvrir des stratégies.
    Aussi la nature des programmes, leurs temporalités, où se créent les lieux de l’interaction urbaine, où s’élabore la nature architecturale, ne peuvent pas être étudiées dans l’abstraction d’un
    travail isolé de la stimulation du réel. Dans le domaine de l’architecture, comme pour la musique, le champs de la fiction y introduit une dimension sensible constituante de toute intervention
    environnementale et seule capable de lui donner une dimension. De plus, la commande et le produit attendu entraînent un processus d’évaluation sur une complexité de composants que seul la
    dynamique d’un tel dispositif permet d’aborder et d’évaluer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 10pt;">I.4. Inventer de nouveaux outils</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’objet de notre travail est de fabriquer une couche théorique glissée sous le réel, mais tout autant, de fabriquer les fenêtres qui la font dialoguer avec les
    acteurs, qui la font trouver des interactions avec le monde de l’action. Cela passe par l’élaboration d’outils spécifiques de conception et de communication. Le projet expérimental, interactif,
    doit avoir un mode d’accès simple de façon à absorber et à donner à voir rapidement les hypothèses qui naissent de la recherche, de la confrontation aux acteurs, des données collectées sur le
    terrain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">Se développe, tout au long de l’étude et en contact permanent avec les acteurs de la ville, un objet interactif qui figure les postulats de l’étude, ses hypothèses.
    Un objet qui est nourri par la recherche d’exemples bibliographiques, par la recherche d’exemples réels dans le monde (en l’occurrence les programmations innovantes dans les petits pôles
    d’échange), par des enquêtes sur sites, par des concours d’idées. Cette expérience a débuté pour la recherche en cours par un site Internet http://cucos.free.fr: a question de la transmission de
    l’information est très importante, tant entre les chercheurs, pour des protocoles de travail, que vis-à-vis de nos commanditaires. Ce site Internet a plusieurs fonctions : tout d’abord
    centraliser et organiser les stockage des données ensuite permettre à nos commanditaires d’accéder à tout moment à l’état de développement du projet expérimental et de l’étude. De même, nous
    voulons apporter dans nos recherches des solutions concrètes aux problèmes posés. Ainsi pour la recherche-action actuelle du PREDIT nous souhaitons arriver à la conception d’un process spatial et
    administratif pouvant donner lieu à une licence.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 10pt;">I.5. Explorer de nouveaux domaines d’action</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 6pt;">
    <span style="font-size: 10pt;">Si le projet spatial est habituellement refoulé après la programmation des fonctions, nous préférons l’introduire dès la réflexion initiale, en facilitant
    l’expression de problématiques complexes dont les issues ne sont d’ailleurs pas toujours d’ordre spatial. L’architecture s’étend ici à la manière dont les intervenants se rencontrent, dont les
    groupes de pilotage sont constitués, ainsi qu’aux résultats obtenus : un règlement de copropriété peut être considéré comme une architecture, de la même manière qu’un nouveau découpage cadastral
    ou que le phasage des décisions dans un programme politique. Nous mettons en avant l’idée que l’espace n’est plus une fin en soi mais un dispositif, le support concret de faits sociaux auxquels
    nous participons.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Apr 2008 13:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">38a95c15685287125b751d84f84ac253</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-19176154-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pragmatique]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-18625735.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">1</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">Etre pragmatique veut dire aborder les espaces de vie sans aprioris. Nous
    voulons participer au débat contemporain sans donner de leçons mais en établissant des filiations avec des expériences<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> récentes et en proposant des
    solutions pertinentes. En ce sens, la pragmatique est à la fois une posture de la pensée et de l'action.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">2</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">La pensée n'est pas un produit qui nécessite une marque pour exister au
    monde. Se faire connaître par un nom individuel ou collectif scandé comme un label est inefficace pour générer un débat fertile. Les réflexions que nous menons rassemblent ponctuellement des
    personnes issues d'agences, de collectivités territoriales, de laboratoires ou d'écoles. Ces combinaisons variables apportent des approches toujours différentes sur la vie en ville mais dont le
    point commun serait la pragmatique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">3</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">On peut penser que seules les global cities comptent ou que la Chine est le
    terrain d'expérimentation privilégié du moment. Mais quelle explication donner au fait que tant de territoires soient dans l'ombre quand quelques uns sont dans la lumière. Nous nous plaisons à
    interroger des territoires oubliés et pourtant proches.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">4</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">La pensée totalement détachée de l'action pêche par absence de prolongement
    et l'action manque aujourd'hui de réflexion&nbsp;; mais pourvu qu'elle soit esthétique tout lui sera pardonné. N'y a t-il pas de place pour une pensée réellement agissante ? Nous essayons comme
    beaucoup de réactiver la relation entre la pensée et l'action. La réponse est ici de réaliser des prospections, sorte de recherches-actions, ou la réflexion se double d'un complément
    opératoire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">5</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Tahoma; mso-ansi-language: FR;">On ne peut plus réfléchir seul au problèmes de la ville tant le droit et la
    finance s'insinuent en tout point dans le débat. Trouver des solutions sans permettre leur mise en œuvre est décevant et non opératoire. La transdisciplinarité a montré ses limites dans ce genre
    de mélange. En remplacement, nous proposons une interdisciplinarité<span style="color: #00000a;">. En proposant une plateforme de rencontre physique entre personnes venant d'horizons différents
    nous espérons aller dans le bon sens.<br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 10 Apr 2008 19:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9fc1d2444648a76524e4633d1f447301</guid>
                <category>s/ Des services, des organisations</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-18625735-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
