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    <title><![CDATA[Eléments de la ville fluctuante (d/ Perception du réel)]]></title>
    <link>http://www.villefluctuante.com/categorie-10741499.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;d/ Perception du réel&quot; du blog &quot;Eléments de la ville fluctuante&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
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        <title><![CDATA[Eléments de la ville fluctuante (d/ Perception du réel)]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/categorie-10741499.html</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 17:32:24 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 17:32:24 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.villefluctuante.com</copyright>            <category>d/ Perception du réel</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Comment lire la ville]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-lire-la-ville-62863084.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-indent: 0pt; font-family: Arial; font-size: medium;">
    <p style="text-align: left;">
      <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">suivons les recommandations de Roland BARTHES :</span>
    </p>
    <p style="text-align: left;">
      <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><em>C'est pourquoi je dirai que le plus important n'est pas tant de multiplier les enquêtes et les études fonctionnelles de la
      ville, mais d'en faire la lecture, ce dont malheureusement, jusqu'à présent, seuls les écrivains nous ont donné quelques exemples. En partant de ces lectures, de cette reconstitution d'une
      langue ou d'un code de la ville, nous pourrons nous orienter vers des moyens de nature plus scientifique : recherche des unités, syntaxes, etc, mais en nous rappelant toujours qu'on ne doit
      jamais chercher à fixer et à rendre rigides les signifiés des unités découvertes, car historiquement ces signifiés sont extrèmement imprécis, récusables et indomptables.</em></span>
    </p>
    <p style="text-align: left;">
      <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="text-align: left;">
      <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">in <em>L’aventure sémiologique</em>, 1985</span>
    </p>
    <p style="text-align: left;">
      <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="text-align: left;">
      <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">déjà Kevin LYNCH remarquait :</span>
    </p>
    <p style="text-align: left;">
      <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><em>Dans une ville les éléments qui bougent, en particuliers les habitants et leurs activités, ont autant d’importance que les
      éléments matériels et statiques. Nous ne faisons pas qu’observer ce spectacle, mais nous y participons, nous sommes sur la scène avec les autres acteurs. Le plus souvent notre perception de la
      ville n’est pas soutenue, mais plutôt partielle, fragmentaire, mêlée d’autres préoccupations. Presque tous les sens interviennent et se conjuguent pour composer l’image.</em></span>
    </p>
    <p style="text-align: left;">
      <span style="font-family: georgia,palatino; letter-spacing: 0px; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
    </p><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">in <em>L’image de la cité, 1969</em></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Dec 2010 15:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">684ef9222f8a70ff723e327c82a189f6</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-lire-la-ville-62863084-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La fonction oblique]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-la-fonction-oblique-50988248.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><img height="412" width="600" src="http://img.over-blog.com/600x412/1/72/93/95/nouv4/john-cornu-fonction-oblique-02.JPG" alt=
    "john cornu fonction oblique 02" class="CtreTexte"></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">Un bit sourd rebondi sur les immeubles d’habitation. Le centre de la placette est habité par le plein d’un blockhaus
    qui mesure probablement douze mètres sur douze et quatre mètres de hauteur. Sur un de ses flancs, quinze étais de construction semblent pousser ou retenir, on ne le saura jamais, le bloc de
    béton. Devant, de jeunes gens, bien sous tout rapport, boivent de la bière et mangent des fraises tagada. L’atmosphère est à l’insouciance d’un vernissage tandis que, dans les étages des
    immeubles, des nantais middle-class vaquent à leur intimité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">Jusque là tout est gentil. Seul le titre de la pièce présentée, «&nbsp;La fonction oblique&nbsp;», pourrait laisser
    transparaître une contestation&nbsp;: quinze étais à l’oblique en référence à Claude Parent et à sa théorie architecturale. La fonction oblique devait révolutionner l’architecture en confondant
    sol, murs et plafond dans un vaste champ de mobilité offrant une nouvelle dimension à la vie. Cette topographie totale s’opposait à la pensée moderniste dominante symbolisée à l’époque par la
    trame constructive des grands ensembles.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> L’œuvre manifeste de l’église Sainte-Bernadette de Nevers en 1968, bunker composé de deux plans inclinés,
    apparaît ici dans une citation explicite.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">La fonction oblique appartient à un corpus de théories utopiques de la seconde moitié de vingtième siècle où les
    architectes étaient appelés à changer le monde. Depuis, que s’est-il passé&nbsp;? Revenons au blockhaus et à son contexte. J’imagine aisément que de nombreux habitants de l’Ile de Nantes doivent
    rejeter la conservation de ces traces historiques. En tout cas, «&nbsp;pas sous mes fenêtres&nbsp;» doit être un leitmotiv récurrent qu’il convient d’inverser. A bien y regarder, la laideur
    provient bien plus de ces immeubles d’habitation sans caractère, désertés par une pensée sur l’espace. Ne parlons pas ici de la gesticulation évènementielle de quelques constructions
    «&nbsp;fashion&nbsp;» situées un peu plus loin, mais de l’expérience architecturale du quotidien, <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>celle que justement les architectes utopistes du
    vingtième siècle voulaient transcender.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">Qu’avons-nous retenu de cet héritage&nbsp;? Ici, dans un quartier d’habitation comme il s’en monte partout en France,
    la réponse est lapidaire&nbsp;: rien. Sommes-nous à ce point dans une panne de la transmission pour continuer invariablement cette architecture moderne ramollie par notre manque de culture&nbsp;?
    Si nous ne retenons rien de nos pères, qu’espérons-nous transmettre à nos enfants&nbsp;? Il ne s’agissait pas de reprendre littéralement chacune de ces théories, et la fonction oblique en
    particulier, mais au moins de profiter de ces avancées salvatrices pour changer de cap. Les quinze étais de John CORNU ne soutiennent pas un blockhaus, elles soutiennent notre
    mémoire.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">SB &amp; JR</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 May 2010 17:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f3219504510b759941a479b1029397f1</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-la-fonction-oblique-50988248-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Fragment]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-fragment-44491981.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">Il ne nous sera pas donné de profiter du monde. Nous ne verrons ni les brumes, ni les vapeurs du matin, nous ne saurons
    pas les mystères de ce monde. Faussaires nous sommes. Toujours nous devons fabriquer en nous, ou entre nous, un double du monde ravaudé d'images et de mots et d'affects et de sensations: et nous
    présentons cela plein d'espoir en face du vrai. Jamais ça ne coïncide.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">Partout nous voyons des hommes. Nature, animaux, ciels: même le rien nous en faisons de l'homme.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">Aussi, cette infrastructureque nous traînons partout comme un invisible cadavre. Ces choses que nous fabriquons
    pourtant pièces à pièces et qui peu à peu finissent par constituer un nouveu monde, que toujours nous ne voyons pas. Taupes.<br>
    <br>
    JPD</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 23:33:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3a9822dc0768c4b2cd3044d8b3e1bd26</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-fragment-44491981-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Instant city]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-instant-city-43378417.html</link>        <description><![CDATA[<img height="398" width="600" src="http://img.over-blog.com/600x398/1/72/93/95/nouv3/nouv3-0685.JPG" alt="nouv3 0685" class="CtreTexte"><img height="398" width="600" src=
  "http://img.over-blog.com/600x398/1/72/93/95/nouv3/nouv3-0689.JPG" alt="nouv3 0689" class="CtreTexte"><img height="398" width="600" src=
  "http://img.over-blog.com/600x398/1/72/93/95/nouv3/nouv3-0690.JPG" alt="nouv3 0690" class="CtreTexte"><img height="398" width="600" src=
  "http://img.over-blog.com/600x398/1/72/93/95/nouv3/nouv3-0721.JPG" alt="nouv3 0721" class="CtreTexte">]]></description>
        <pubDate>Thu, 21 Jan 2010 17:21:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e3923bbb7a2e66bb56e22709d76f0fb2</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-instant-city-43378417-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[New way of perception]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-new-way-of-perception-40443850.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left;">
    <img height="345" width="600" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/P25_01-12/MGM000.jpg" class="CtreTexte"><img height="345" width="600" src=
    "http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/P25_01-12/MGM001.jpg" class="CtreTexte"><img height="345" width="600" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/P25_01-12/MGM002.jpg" class=
    "CtreTexte"><img height="345" width="600" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/P25_01-12/MGM003.jpg" class="CtreTexte"><img height="345" width="600" src=
    "http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/P25_01-12/MGM004.jpg" class="CtreTexte"><img height="345" width="600" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95/P25_01-12/mgm005.jpg" class=
    "CtreTexte"><br>
    <br>
    <span style="font-family: georgia,palatino;">MGM, Hollywood,&nbsp;by Google earth</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 Dec 2009 15:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">99f0c784e1c515415cccc4ed4d0765dd</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-new-way-of-perception-40443850-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sharawadji]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-22750874.html</link>        <description><![CDATA[<p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><img height="500" width="375" src=
    "http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//Londres-272petit.jpg" class="GcheTexte"></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
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    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le mouvement est un moment fondamental de la définition de l'architecture, il
    rassemble ce qui est épars, cimente un monde hétérogène. Son action consiste à articuler des relations divergentes. Le jeu de l'architecte se passe en manipulations, combinaisons et soudain se
    produit l'événement de l'architecture. L'enjeu ne concerne plus les conditions de la forme, mais l'élaboration d'une stratégie d'accueil des phénomènes différents.</span></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Pour conclure sans pour autant prétendre que la problématique de la durée ait trouvé ici un développement suffisant, loin s'en faut,
    ne résistons pas au plaisir d'évoquer l'effet musical sharawadji. Il caractérise la sensation de plénitude qui se crée parfois lors de la contemplation d'un paysage ou d'un ensemble de choses
    dont la beauté est inexplicable. Le terme exotique que les voyageurs ont introduit en Europe au XVIIème siècle à leur retour de Chine, désigne la beauté qui advient sans que soit discernable
    l'ordre ou l'économie de la chose. Ainsi, visitant un jardin dont la beauté frappe notre imagination par son abscence de dessein apparent, nous pourrions dire que son sharawadji est
    admirable.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Le sharawadji joue avec les règles de composition. Il les détourne et éveille dans la confusion perceptive un sentiment de plaisir.
    Sa matière provient des éléments les plus banals de l'environnement, mais sa beauté imprévisible n'apparaît qu'en rupture avec celui-ci. Il caractérise l'informe, le désordre, le tumulte né de la
    complexité. Le résultat se révèle subtilement sublime, sans faste apparent, sans théâtralité. Il est le sublime du quotidien, l'exception invisible mais présente de l'ordinaire.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Augurons simplement que cet effet, totalement incontrôlable, saisisse les durées constituant de nos existences et que naisse de cet
    assemblage complexe parfois un chant sublime, celui d'une rencontre involontaire, d'une vibration. L'attention à la durée peut se traduire par la traque de cet indéterminable, par la recherche
    d'une composition minimum, suscitant des relations, dans laquelle l'effet puisse avoir lieu.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt;">Crédit photographique Stéphanie BARBON</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 12 Sep 2008 19:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8d5879ee39d296d689ae25eb08d28eae</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-22750874-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Perception]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-22750084.html</link>        <description><![CDATA[<p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><img height="375" width="500" src="http://idata.over-blog.com/1/72/93/95//DSC01446.jpg" class="GcheTexte"></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
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    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: georgia,palatino;">La renaissance amena le désir d'établir une cohérence métrique dans la perception même de la ville par le biais de la géométrie. La course chaotique
    du réel devait ployer devant la rationalité du déterminisme, la perspective était née. Outil d'un caractère proprement architectural, elle démontrait que la dimension apparente des objets
    distribués dans l'espace obéissait à un « ratio » constant. Cette tentative de représentation concrète de l'espace à partir d'un point d'observation défini amena une vision<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> homogène<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> du paysage<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> urbain<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> dans<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> l'instant<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> du<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    dessin<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> ou<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> du<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> tableau. Implicitement elle véhiculait la
    vision d'un temps cohérent, uniforme et invariant.</span></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Le premier prototype connu de dessin perspectif connu est attribué à Brunelleschi. De très petite dimension, il s'agissait d'un
    tableau de bois peint représentant le temple de San-Giovanni<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> en<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> face de<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> la<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> cathédrale de<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Florence.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Devant l'impossibilité<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> de représenter les nuages présents dans la scène, « corps sans surface », excédant à priori
    les moyens de la perspective linéaire, Brunelleschi résolut de passer cette partie du tableau à l'argent bruni afin que l'observateur manipulant l'objet puisse y inscrire le reflet des nuages
    réels. Le tableau démontrait une discontinuité entre ce qui pouvait être modélisé suivant les moyens géométriques purs et ce fond non maîtrisé. Cette expérience, devrait nous apparaître comme
    l'archétype de la résistance de ce qui est mouvant, de l'expression la durée palpable, à toute tentation uniformisante.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">Face à cette contradiction, le temps pris comme paramètre géométrique fut le seul toléré. Nous avons ramené le divers et le changeant
    dans l'écoulement serein d'un système généralisé et unifié. Au long de son histoire récente, le jeu architectural, fier de<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> sa<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> connaissance<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> du<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> monde<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> prévisible,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> permis<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> l'avènement<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> d'un<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> système décontextualisé et reproductible aussi bien dans ses formes que dans son mode de
    développement. Bannissant la variation, l'état figé était la règle rassurante d'un monde supposé définitivement moderne. On promut les invariants et comme la complexité du changeant n'était pas
    intégrable à la théorie, elle était immédiatement exclue au profit de l'instantanéité.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">A condition d'établir le système comme définitif, les règles étaient parfaites : l'arithmétique<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> précisait<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> l'objectif,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> la<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> géométrie<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> la<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> forme.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> Système<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> idéologique décomposable,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span>
    l'espace<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> prenait<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> l'ascendant<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> sur<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> le<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> lieu,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> la<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    ville<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> devenait<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> une composition abstraite fondée sur la hiérarchie des échelles". Sa simplicité myope
    lui promettait un avenir radieux où le mimétisme d'une vision commune introduisait tout développement<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> dans<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> une<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> continuité.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> A<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    la<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> logique<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> de<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> la<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> table<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> rase<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> répondait l'émergence définitive d'une culture moderne.
    Mais peut-être avait-on oublié de penser à la singularité, à l’«hors-norme». Force est de constater que les ensembles urbains sont mis hors-sol, que l'hégémonie du « temps-paramètre » a fait
    naître des villes abstraites sans représentation géographique certaine, organisées suivant des territoires<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> isochrones.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> Sans<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> nous<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> en<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    rendre<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> compte,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> nous<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> avons<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> fabriqué<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> de l'hégémonie temporelle et du délaissé spatial.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt;">La situation semble irréversible. A l'écoute des villes anciennes aux formes multiples et hétérogènes nous ressentons le délai
    naturel nécessaire pour atteindre une maturité urbaine. Mais force est de constater que devant l'accroissement urbain ultra-rapide, nous ne disposons plus de temps pour fabriquer la ville. La
    ville moderne, pragmatique, réticulée, capable d'extension uniforme ne suffit plus à engendrer la lente maturation de son système, elle s'arc-boute sur le temps. La collaboration a laissé place à
    la confrontation et la ville moderne procède désormais du télescopage temporel.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-ansi-language: EN-GB;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: left;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt;">Crédit photographique Stéphanie BARBON</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 12 Sep 2008 19:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">236124c6f40efe96a55b7662ba232bf6</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-22750084-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La profondeur de l'image plate]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-20110016.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">« La profondeur est l’endroit où notre cerveau et l’univers se rejoignent » disait
    CEZANNE. La peinture, tout comme la photographie, ne cherche pas à ajouter une dimension supplémentaire aux deux dimensions du format, ou même d’organiser un simulacre consistant à ressembler
    autant que possible à la vision empirique. La profondeur picturale. La profondeur germe sur son support comme aimait à le dire MERLEAU-PONTY, en dehors de toute relation physico-optique. La
    profondeur représente l’effort des choses pour venir au visible. En temps que telle, elle trouve un moyen d’expression dans la photographie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">La photographie par sa structure même est propice à dégager des notions binaires comme
    le noir et le blanc, la lumière et l'obscurité, l'ouvert et le fermé, et le dehors et le dedans. Le sujet est devant l'appareil : c'est l'instant de la pose. Lors de l'acte photographique et
    grâce à l'énergie de la lumière, l'image est s’impressionne en se plaquant sur le plan film. La communication de l'extérieur vers l'intérieur se fait par l'intermédiaire du diaphragme, sorte de
    passeur qui permet le réglage du flux lumineux, dosant avec précision la quantité de lumière qui imprègne la gélatine sensible. Par cette opération, on assiste au transport d'une rive à l'autre,
    de l'extérieur vers l'intérieur. Ce passage, perçu comme un mouvement, peut être considéré comme une profondeur apprivoisée, comme un retour des choses du visible vers leur existence interne. La
    pellicule ne retient que la voix de la lumière. Voila pourquoi notre mode principal d’expression sera la photographie, grâce à ce transport des choses et des êtres vers leur image
    profonde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Par l’emploi de la photographie, nous visons enfin un dernier mouvement. Les images
    n’ont de l’importance que parce que le déplacement involontaire et imaginaire qui nous anime lors de leur contemplation constitue le mode privilégié de l’exploration de nous-mêmes. Car il s’agit
    bien d’une exploration où la condition humaine dans son ensemble peut se traduire en territoires et en itinéraires psychiques. Se perdre rêveusement dans la contemplation d’un paysage ou d’un
    corps représenté, ne serait-ce pas nous perdre en nous-mêmes, nous parcourir ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 0cm;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Jean RICHER</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 18:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f7604585fb7f661fa631a5f77bf36c69</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-20110016-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La profondeur des choses]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-20109996.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Ces espaces voisins, juste séparés par un dedans et un dehors, et malgré leur nature
    différente, peuvent trouver une unité commune dans la profondeur. Ne pas entendre par profondeur la distance entre une chose proche et une chose lointaine. Ne pas entendre non plus l’escamotage
    d’une chose par une autre depuis un point unique d’observation. Pour reprendre<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> la pensée de MERLEAU-PONTY, Ce qui fait énigme, c’est leur lien, c’est
    ce qui est entre elles – c’est que je voie les choses chacune à sa place précisément parce qu’elle s’éclipse l’une l’autre -, c’est qu’elles soient rivales devant mon regard précisément parce
    qu’elle sont chacune en son lieu. La profondeur dans ce contexte ne peut être prise comme une troisième dimension complétant largeur et hauteur. Elle les devance dans l’expression d’une «
    localité » globale présente dans tous les modes de l’espace, y compris la forme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">La profondeur déchire l’enveloppe des choses et leur permet de moduler dans
    l’instabilité.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> En ce sens, elle rapproche l’expérience de l’Ame, qui voit la pensée fluctuer dans les étendues de l’Etre et le déplacement dans
    l’espace du dehors, où les choses perdent leur caractère anguleux pour s’offrir plus que se poser, et s’exhaler vaporeusement au regard qui les cueille.&nbsp;</span><span style=
    "font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 0cm;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Jean RICHER</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 18:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">23fb845d2a0d37817e0c16e1220776bd</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-20109996-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le corps]]></title>
        <link>http://www.villefluctuante.com/article-20109980.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">L’interface entre le dedans et le dehors pour les êtres pensants que nous sommes réside
    dans la fonction de notre corps. Pour reprendre les mots de MERLEAU-PONTI<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> : visible et mobile, mon corps est au nombre des choses, il en est l’une
    d’elles, il est pris dans le tissu du monde et sa cohésion est celle d’une chose. Mais puisqu’il voit et se meut, il tient les choses en cercle autour de soi, elles sont une annexe ou un
    prolongement de lui-même, elles sont incrustées dans sa chair, elles font partie de sa définition pleine et le monde est fait de l’étoffe même du corps. Les paysages de nos vies, ceux issus de la
    géographie extérieure, apparaissent à nous parce qu’ils éveillent un écho en nous, parce que nous leur faisons accueil. « La nature est à l’intérieur » disait CEZANNE. Le corps sera dans
    l’exposition le mode privilégié de l’exploration des étendues psychiques dans le sens où il constitue la rotule entre les deux mondes, et mis en présence des choses du monde, il devient l’écho
    non plus d’elles mais de l’Etre, de notre envers charnel enfin exposé au regard.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Nous sommes en nous-mêmes comme un territoire à explorer. L’observation d’un paysage
    peut posséder pour nous la valeur d’un déplacement, d’une réflexion par un jeu de miroir. Déplacement dans l’espace du dedans, vers le plus reculé de l’être, vers « les lointains intérieurs ».
    Déplacements intimes nécessitant un dégagement du monde, la mise en route vers un ailleurs. L’épaisseur charnelle du corps agit comme une ultime pondération nous dégageant du réel et nous
    permettant, dans la contemplation paradoxale d’une étendue externe, de nous parcourir intérieurement. Déplacements – le rêve de parcourir des espaces ouverts – et dégagements – la translation du
    lieu au profit d’un parcours intérieur – sont nos deux ressorts évoquant le double mouvement de l’être dans l’espace et de l’espace dans l’être. Le corps, comme apparence et appartenance, réalise
    la liaison inespérée entre deux réalités.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: georgia,palatino; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 0cm;">
    <span style="font-family: georgia,palatino;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS';">Jean RICHER</span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 18:31:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5e0194e283f2a297c60b251221322137</guid>
                <category>d/ Perception du réel</category>        <comments>http://www.villefluctuante.com/article-20109980-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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