L’entreprise propose une chose si simple qu’elle en est devenue extraordinaire. Elle s’adresse à chacun pour lui vendre son avenir. Il ne s’agit pas de divination mais de statistiques mathématiques. Le client accepte de remonter dans son passé. Quelques années ou plusieurs générations selon les budgets. Une fois la généalogie des évènements dûment reconstituée, l’entreprise propose d’appliquer des scénarios tendanciels pour la vie future de son client. Elle fonde son analyse sur des séries statistiques en ayant étudié un très grand nombre de trajectoires de vie à travers le monde et ce sur plusieurs générations. Pour cela, elle a même acheté les bases de données des Mormons et des réseaux sociaux les plus populaires. Il est bien entendu que plus la recherche du passé à été approfondie, meilleures seront les prévisions.
En fonction de votre sexe, de vos origines, de votre famille, de vos amis et de vos activités, un ordinateur capable d’effectuer plusieurs milliers d’opérations à la seconde fouille d’innombrables bases de données à la recherche de votre passé. Il effectue l’ensemble des recoupements nécessaires pour bâtir un profil mathématique vous ressemblant et explore ensuite toutes vos possibilités d’avenir pour en dégager les plus probables. Nul escroquerie là-dessous car l’entreprise prétend rembourser les frais engagés par le client au cas où ses prévisions se révèleraient fausses.
L’ordinateur de la société semble infaillible. Réussites, échecs, joies et maladies sont sériés avec une rare précision comme si toute existence répondait à un modèle mathématique précis et que la mécanique de la destinée était enfin connue. L’entreprise annonce pour cette année des bénéfices recours et rares sont les personnalités en vue à ne pas s’être fait prédire l’avenir. La puissance du calculateur permettrait selon les informations communiquées par l’entreprise de traiter la destinée d’environ 5.000 personnes par jour. Un deuxième calculateur, plus puissant encore, est en cours d’acquisition pour faire face à la demande.
Nous sommes le mercredi 25 aout 2010. Malgré plusieurs heures d’éveil, je n’arrive toujours pas à sortir ce mauvais rêve de la tête tellement sa précision m’a frappé.
A partir de l'oeuvre "super héro de l'infini" de Julien NEDELEC.
Ici, nous faisons la fête des fleurs tous les deux ans. Sont alors portées sur des chars fleuris les plus belles filles de la ville. Fanfares et majorettes les accompagnent tandis que la population des environs s’amasse le long des trottoirs pour ne rien perdre du spectacle.
Ici, la beauté des femmes s’inscrit dans l’histoire de la cité.
JR
Pas de maison sans sa cuisine intégré. Alors qu’on cuisine de moins en moins, les publicités dans les revues débordent de cuisines
clinquantes et high-tech. D’un budget non négligeable pour un ménage (puisque le prix moyen doit varier entre 6.000 et 10.000 € électroménager inclus), la cuisine représente à n’en pas douter le
point de parachèvement familiale, l’image lointaine du foyer d’autrefois.
Elle focalise aussi le vieil idéal hygiéniste en présentant des surfaces lisses et lavables, où tout est rangé parfaitement – modèle d’ordre domestique par excellence – et où l’action de cuisiner
fait même désordre. Les maîtres de maison n’auront qu’une seule idée suite à cette acquisition : maintenir le tout rangé.
Beaucoup de fabriquant propose d’innombrable variation à partir d’un matériau unique : la peau stratifié recouvrant une plaque d’aggloméré. Pour faire simple, des copeaux de bois agglomérés
recouverts de carton comprimé. On est loin de l’objet étincellent qui fait rêver les ménagères. IKEA a compris le gisement en offrant la possibilité de concevoir sa propre cuisine à partir de
caisses si simples qu’elles paraissent prosaïques. Le rêve clé en main.