Formes urbaines

Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 09:06

‘Make every door a greeting and every window a face. Do this now, because the proper kingdom of the spirit is the kingdom of the in-between, wealth of architecture. Make every window and every door a spot, a cluster of spots of every house and every city, and as well as this, make every house a little city and every city a big house. Build the counterform of the spirit for each and everyone, because they no longer do it themselves.’

Aldo van Eyck in FORUM 1959 n°8

Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 22:38

Il est des vues qui s'imposent. Regardant la ville établie sur le côteau d'en face, on ne peut que s'émerveiller par la succession des strates qui s'étendent du pied du bâtiment, en passant par le vallon, jusqu'à l'horizon fait de petites maisons. L'idée qui a concourrue a l'édification d'un hôpital de grande hauteur sur ce qui devait être une crête verdoillante est due a un fonctionnalisme victorieux qui ne se souciait pas le moins du monde d'insertion paysagère.
Les temps ont changes, le bâtiment en béton lave est toujours là et nous offre malgré tout une immemorable vision, d'autant plus qu'à ses pieds s'étend le vaste chantier d'une extension. A bien y regarde, et dans une chambre d'hôpital l'oisivete nonchalante prète a ces errements contemplatifs, la vue décrit un pan de l'histoire contemporaine. Alors que l'urbanisation s'était sagement circonscrite sur le plateau et que sa lisière se faisait prolétaire, le vallon avait longtemps du être une étendue vierge et protègée par le risque effroyable de l'inondation. L'ébulition des trente glorieuses aura eu raison de ce monument de la nature. Des bâtiments administratifs, tout aussi vilains que leur grand frère, sont implantés a la manière d'une poignée de riz qu'on aurait jetée du haut d'un avion. Il résulte de la composition libre une atmosphère de franche pagaille qui renoue peut être avec l'esprit du lieu.
Le chantier entre dans l'emerveillement de la vue. D'une certaine manière il est une merveille a lui tout seul. Avec massivité, il surgit de terre. De lourdes structure de béton armé s'élèvent gauchement tandis que des parties d'ouvrage presque achevées voient s'activer des techniciens. La lourdeur de la composition architecturale laisse à penser que le nouvel ensemble sera d'une franche laideur mais pour l'instant c'est une réelle grâce qui émane de cette chrysalide. De l'agitation des ouvriers en premier plan jusqu'à la clemence des pavillons vingtième à l'horizon, ce paysage biscornu s'avance sans complaisance dans l'ecoulement du temps. Produits d'un siècle révolu, ces différent bâtiments s'accordent soudain avec la beaute du chantier. Par un effet de contraste saisissant, ils s'extirpent de leur gangue moderniste, semble même nous narquer en nous lançant a la figure un art du collage assumé.
Définitivement sous le charme, le regard parcourant de bas en haut l'étendue, nous sombrons dans le songe de ce nouveau siècle.

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 19:33
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 13:21
Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 14:51
Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 07:16

Vue aérienne du bidon-ville de Dharavi en Inde.
Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /2009 18:36

merci à Mme Claudie Biston pour ces images de Naérobi.


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