« beat per minute » : Unité de mesure urbaine et humaine
IN / Les couloirs, le bruit des pas, l’accélération des informations, des images, les sigles partout autour… changement de direction, ligne 5, escalier, plus fort le son = encore plus mécanique la démarche.
Sur quel BPM sommes-nous donc branchés? Réciprocité du battement, la ville recevant le mien (80) moi recevant le sien (120). Battement par mètre, pas par minute…
OUT / Démarrage, plein gaz, accélération, se sortir du flux, cette ville comme un fleuve, comme une matière, tantôt molle, tantôt nerveuse et sèche. Prise d’informations, analyse, anticipation, freinage… feu intérieur : rage, feu tricolore : rouge… stop !
IN / Mouvement cardiaque, cœur du réacteur, musique interne, quelque chose (se) bat pour moi, dedans. Eternelle pendule, certifiée d’origine, un mouvement automatique, un down tempo pour les spécialistes, mon adagio… combien de temps encore ?
OUT / Le cœur des autres, leur propre rythme personnalisé, un peu plus, un peu moins, l’harmonie parfois.
Combien tu en veux ? Combien tu en as ? La grande accélération ? 130 ? 150 ? la trance ? le hardcore ? ou alors le « chill out » complet 60 ? 50 ? Une partition commune, chacun y trouve son BEAT, faisant de nous de fines membranes sensibles, que la ville, que l’espace, que les autres mettent en mouvement. Les nappes successives se jouxtent, s’additionnent, tous ses battements « boum boum boum », tous ces 0/1, c’est le mix interplanétaire : PLAY IT LOUD !
Stéphan LEGOIS

