CHAMBRE D’HOTEL

Tu es le correspondant d’une guerre personnelle

Le nez dans la moquette grise

Mais à qui envoyer les comptes rendus des batailles

Les communiqués de victoire, ou de défaite ?

 

 

SANS TITRE (Septembre)

Je suis ici

Dans le ciel gris

Ma vie commence ici

 

 

SANS TITRE (Septembre)

Les gentilshommes du lundi

Apportent ce qu’ils sont

Ou bien ce qu’ils pourraient être

 

 

ASTRES (I)

A elle le vendredi, à lui le samedi

Et ils brillent, si différents

Pour nous, si semblables

 

 

ASTRES (II)

Le soleil et la lune

Ne peuvent plus se rencontrer désormais

Ils tournoient, s’évitent

Dans une nouvelle danse qu’il nous a fallu apprendre

Chacun comptant tout de même sur l’autre

Absent, symétrique, gémellaire, négatif

Dans son dos

 

 

ASTRES (III)

Nous voilà, les viejo verde

Sur la pente humide des Buttes

Face au pâle soleil d’Octobre

Conversation légère qui ne va pas au fond des choses

L’amitié nous retient au-dessus des gouffres

 

 

Jean-Phippe Doré

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